Québec Yachting

La goélette Grosse-Île en fâcheuse position à Cuba

Le 27 janvier 2019, Didier Épars, le propriétaire de la goélette Grosse-Île, accompagné de son fils Vincent, ont dû procéder à un échouement d’urgence sur une plage à Maria la Gorda à Cuba après avoir eu des ennuis de moteur lors d’une tempête où les vents soufflaient de 83 km/h à 120 km/h. Depuis ce temps, M. Épars est forcé d’y résider, sous ordre des militaires, sous peine que la goélette soit saisie, selon les lois cubaines. Au moment d’écrire ses lignes, soit le 26 mars, il est toujours dans l’attente de recevoir des informations de la part de ses assurances à propos du sauvetage de celle-ci.

La goélette Grosse-Île est la dernière goélette du Saint-Laurent en état de naviguer. Une campagne de collecte de fonds a été mise sur pied sur Go Fund Me afin d’aider M. Épars à payer divers frais. Vous souhaitez en savoir davantage et faire partie des donateurs? Visitez le www.gofundme.com/aidons-la-derniere-goelette-du-stlaurent! Vous pouvez aussi vous rendre sur la page Facebook de la goélette Grosse-Île.

Par Joani Hotte-Jean

L’histoire de la goélette Grosse-Île

La goélette Grosse-île a été construite en 1951 pour répondre aux besoins de la Défense nationale, puis du ministère de l’Agriculture jusqu’en 1974 où Monsieur G. Côté de Boucherville l’acheta d’un marchand pour l’utiliser comme bateau de service pour la plongée sous-marine. En 1978, un résident de la ville de La Baie, l’a acheté du chantier maritime de l’île-aux-Coudres.

Didier Épars en a fait l’acquisition en septembre 1991 et a procédé à sa restauration ainsi qu’à sa mise en valeur pendant de nombreuses années afin de la rendre conforme aux normes de Transports Canada. À l’été 2016, des croisières sur la goélette étaient possibles dans le Vieux-Port de Montréal.