Québec Yachting

Le matériel de sécurité obligatoire sur un bateau à moteur ou un voilier

Parce que c’est non seulement la loi, mais surtout une question de gros bon sens!

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Quel est le matériel obligatoire sur un bateau ou un voilier? Crédit photo : Darryl Brooks, Shutterstock.

Larguer les amarres et partir découvrir les flots représente le rêve de bien des gens. Si vous possédez une embarcation, vous devez vous assurer de posséder à bord l’ensemble du matériel de sécurité prévu par la Loi. Les items et les quantités correspondantes sont prévus dans le Règlement sur les petits bâtiments. Toutefois, la chose la plus importante à se souvenir est que c’est la longueur d’une embarcation qui dicte le matériel de sécurité devant se trouver à bord. Prenons par exemple le cas d’un bateau à moteur ou d’un voilier de plus de 6 mètres (19 pi 8 po), mais ne dépassant pas 9 mètres (29 pi 6 po) de longueur.

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Porter un gilet de sauvetage peut vous sauver la vie! Crédit photo : Pavel L Photo and Video, Shutterstock.

Comme pour tous types d’embarcations, vous devrez avoir à bord des gilets de sauvetage ou des VFI en quantité suffisante pour chaque passager. Ces dispositifs doivent être de la taille appropriée pour la personne qui sera appelée à les porter, en bon état et approuvés par Transports Canada. Bien que ce ne soit pas une obligation légale, il est évident que de porter son VFI en tout temps est une attitude responsable et prudente. En effet, comment l’enfiler une fois tombé à l’eau, saisi par le froid ou en état de choc?

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Bouée de sauvetage. Crédit photo : MIA Studio, Shutterstock.

Par la suite, il faut s’assurer d’avoir un dispositif d’attrape. Comment aider une personne tombée à l’eau sinon? Il est prévu que vous devez avoir une bouée ou une ligne d’attrape flottante d’au moins 15 mètres de longueur. Il est primordial que ces éléments soient facilement accessibles, mais surtout qu’ils ne servent qu’à cette fin.

Un dispositif de remontée à bord (échelle) devra également se trouver à bord si votre franc-bord est d’une hauteur supérieure à 50 centimètres. Se baigner, c’est bien, mais on doit pouvoir remonter à bord!

Vous devrez de plus avoir un extincteur 5 BC (un deuxième si votre bateau est doté d’un appareil de combustion). L’extincteur doit être facilement accessible et en bon état de marche. Comme pour la majorité des éléments de sécurité, il n’est pas « bon à vie ».

Si votre moteur ou votre système de gouverne vient à faire défaut, comment immobiliserez-vous votre embarcation pour éviter qu’elle aille choir sur un récif ou se retrouve en travers d’un chenal commercial? Il faut donc avoir une ancre à bord doté d’une touée d’au moins 15 mètres. La touée devra toutefois être modifiée en fonction de la profondeur moyenne des eaux dans lesquelles vous naviguerez.

Si vous en veniez à embarquer de l’eau, il faudra veiller à s’en débarrasser. Une écope ou une pompe sera très utile. Si vous décidiez de choisir une pompe, il faut qu’elle permette à la fois d’aller au point le plus bas de la cale et que son tuyau se rende par-dessus bord.

Klaxon à air. Crédit photo : NWM, Shutterstock.

Klaxon à air. Crédit photo : NWM, Shutterstock.

Par météo sombre, brumeuse ou moins clémente, vous devrez signaler votre position de manière sonore aux embarcations vous entourant. Un klaxon vous permettra de le faire à moindres frais. Il faut toutefois s’assurer d’avoir des recharges à bord ou si vous utilisez un modèle à air rechargeable d’avoir la pompe servant à la charger.

Pour se positionner, un compas magnétique est un essentiel de la navigation dite côtière. Bien qu’optionnel dans cette catégorie de longueur d’embarcation, il est judicieux d’en avoir un à bord. Cela vous permettra de valider votre cap et de vous positionner, lorsque jumelé avec l’utilisation d’une carte marine.

Vous devrez également avoir des feux de navigation sur votre embarcation pour vous identifier la nuit. Ces feux donneront à l’observateur une idée de votre direction et de votre mode de propulsion, lui permettant donc de naviguer en fonction du Règlement sur les abordages. Tout dépendant de votre longueur et de votre mode de propulsion, vous devrez en arborer une quantité précise et leur emplacement doit être très spécifique.

Considérant que le radar étant un outil maintenant très répandu et que les structures des embarcations de plaisance sont très rarement composées d’un matériel permettant à l’onde radar de bien réfléchir, un réflecteur radar a toute sa pertinence. Il vous permettra d’être vu, même à travers le mauvais temps ou la nuit. Vous réduirez donc le pourcentage de chance d’un abordage.

Enfin, si jamais votre croisière prenait une fâcheuse tournure, vous devrez être en mesure de le signaler au moyen de signaux pyrotechniques. Six de ceux-ci devront se trouver à bord, de types A, B ou C. Il est important de noter que ces signaux sont valides 4 ans à partir de la date de fabrication, et non de la date d’achat!

En début de saison, il est important de s’assurer d’avoir le bon matériel, en quantité suffisante et surtout qu’il soit en bon état. On ne souhaite pas s’en servir, mais chacun de ces items pourrait vous sauver la vie.

Bonne préparation pour la saison de navigation!

Par François Plamondon-Labrecque
Coordonnateur à la plaisance pour l’École de navigation de la Société de sauvetage
fplamondon@sauvetage.qc.ca
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