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Découvrez Terre-Neuve et Saint-Pierre-et-Miquelon

Extraits du guide Ulysse Explorez Terre-Neuve et Saint-Pierre-et-Miquelon

Crow Head. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.

« Mains froides, cœur chaud », nulle expression ne dépeint mieux le caractère rude mais jovial des habitants de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette île rocheuse, justement surnommée « The Rock », et la région continentale voisine, le Labrador, forment un territoire indomptable qui attise pourtant les convoitises depuis longtemps. Celles des Vikings d’abord, les premiers Européens à avoir foulé le sol nord-américain, au début de l’an 1000, puis celles des explorateurs de la fin du XVe siècle, à l’époque où les Basques chassaient les baleines. Plus tard, pirates, missionnaires, navigateurs polaires et médecins en région isolée leur emboîtent le pas, s’aventurant dans cette contrée fascinante, forgeant ainsi son identité.

Façonnées par les embruns de l’océan et la dureté du climat, les côtes de Terre-Neuve-et-Labrador se laissent volontiers apprivoiser en été, lorsque baleines, oiseaux marins et icebergs peuplent les eaux littorales. C’est la saison idéale pour les contempler au cours d’une excursion en bateau ou d’une randonnée pédestre dans un des parcs nationaux et réserves écologiques ou fauniques de son territoire. L’été apporte également son lot de festivals, mettant entre autres en lumière les spécialités culinaires, le folklore et la musique traditionnelle de son peuple.

Tous ces éléments, propres au caractère insulaire de Terre-Neuve, participent à son prestige à travers le Canada, et ailleurs dans le monde.

À 25 km au large de l’île de Terre-Neuve, l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon représente quant à lui un bastion français posé au cœur des eaux canadiennes. D’ascendance basque, bretonne ou normande, sa population tient mordicus à ses traditions et à son appartenance à la France. La promesse d’un beau dépaysement à moins de deux heures de bateau de Fortune, sur la péninsule terre-neuvienne de Burin.

St. John’s. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.
St. John’s. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.
Signal Hill. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.

En une escale de quelques heures sur l’île de Terre-Neuve

  • Visiter St. John’s, son port et les artères commerçantes que sont Water Street et Duckworth Street. Remonter une des rues escarpées jusqu’à l’enfilade de maisons aux façades colorées de Gower Street. Explorer le musée The Rooms qui révèle une vue imprenable sur le port.
  • Déambuler dans les rues résidentielles de The Battery et rejoindre les sentiers de Signal Hill. Visiter le Lieu historique national de Signal Hill et sa tour Cabot.

Cap Spear. Crédit photo : Tourisme Terre-Neuve et Labrador.

En une escale d’une journée sur l’île de Terre-Neuve

Ce qui précède plus…

  • Visiter la Quidi Vidi Village Plantation, dont le grand bâtiment jaune recèle des ateliers et des boutiques d’artisans locaux, puis s’offrir une bière à la Quidi Vidi Brewery.
  • Visiter le cap Spear et le plus ancien phare de l’île de Terre-Neuve encore debout, sur la pointe de terre la plus orientale de l’Amérique du Nord. Avec un peu de chance, observer des baleines à bosse et des groupes de dauphins entre les icebergs qui terminent ici leur voyage depuis le Groenland.
  • Finir l’après-midi dans un des pubs irlandais de George Street, puis assister à un spectacle de musique folk terre-neuvienne ou à une pièce de théâtre de la compagnie Spirit of Newfoundland.

En un séjour d’une semaine

Ce qui précède plus…

  • Faire une escapade de trois jours sur la péninsule d’Avalon et dans ses jolis ports côtiers.
  • Se rendre sur la péninsule de Burin, à Fortune, et embarquer sur le traversier pour Saint-Pierre-et-Miquelon. Sur l’archipel, participer à l’une des visites guidées de l’île de Saint- Pierre et de l’île aux Marins, découvrir le barachois de l’île de Miquelon, avec ses chevaux et sa colonie de phoques. Prévoir deux ou trois jours sur place.
Bonavista. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.
Twillingate. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.
Parc national du Gros-Morne. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.
Parc national du Gros-Morne. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.

En un séjour de trois semaines

Ce qui précède plus…

  • Poursuivre vers Deer Lake en passant par la péninsule de Bonavista, le parc national Terra-Nova, sillonné de superbes sentiers de randonnée pédestre, et Twillingate, qui vaut le détour pour observer les icebergs (avril à fin juin). Au sud-ouest de Deer Lake, découvrir des villages côtiers qui embrassent leur héritage français et acadien, puis, au nord, le parc national du Gros-Morne et la Route des Vikings. Compter environ une semaine pour boucler cet itinéraire.
  • Pour découvrir le Labrador depuis la Route des Vikings, prendre le traversier à St. Barbe et consacrer au moins trois journées à explorer la côte sud de la région et ses villages de pêcheurs historiques.

 

En cinq phares photogéniques

Cape Bonavista Lighthouse. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.

1. Le Cape Bonavista Lighthouse, blanc orné de bandes verticales rouges.

Ce phare restauré, meublé comme dans les années 1870, présente une exposition sur l’histoire de ces sentinelles de la mer et sur la vie quotidienne de leurs gardiens. Il dévoile un magnifique point de vue sur l’océan et les côtes rocheuses, et l’on peut même apercevoir des baleines et des icebergs en saison.

Informations : www.seethesites.ca

Rose Blanche Lighthouse. Crédit photo : Tourisme Terre-Neuve et Labrador.

2. Le Rose Blanche Lighthouse, l’un des derniers phares en granit de la côte atlantique canadienne.

Construit en 1871 et restauré en 1999, il s’agit de l’un des tout derniers phares en granit des provinces de l’Atlantique. Une reconstitution du mobilier d’époque permet d’imaginer la vie du gardien de phare avec sa famille au début du XXe siècle. Boutique sur place et comptoir proposant des paniers de pique-nique remplis de victuailles, parfaits pour partir en randonnée.

Informations : www.roseblanchelighthouse.ca

Long Point Lighthouse. Crédit photo : Marie-Claude Dubé.

3. Le Long Point Lighthouse, à Crow Head, au bout de l’île North Twillingate, d’où rayonnent plusieurs beaux sentiers de randonnée.

Construit en 1876, ce phare restauré est l’un des plus photographiés de la côte nord-est de Terre-Neuve. Un petit musée y retrace l’histoire du gardien. Plusieurs sentiers sillonnent le secteur côtier de Crow Head, offrant des vues époustouflantes sur les reliefs, les anses et les côtes déchiquetées de la péninsule. Pendant la saison des icebergs, il s’agit d’un bon endroit pour les observer. Ne manquez pas la petite fudgerie située juste à côté!

Informations : www.visittwillingate.com/lighthouse

4. Le phare de la Pointe aux Canons, que l’on voit sur maintes cartes postales illustrant Saint-Pierre-et-Miquelon.

On aperçoit le phare de la Pointe aux Canons sur de nombreuses cartes postales illustrant Saint-Pierre. Des canons y ont été installés dès la fin du XVIIe siècle pour protéger la ville d’une éventuelle menace anglaise.

Phare de Point Amour. Crédit photo : Tourisme Terre-Neuve et Labrador.

5. Le phare de Point Amour, à L’Anse-au-Clair, au Labrador, le plus haut de l’est du Canada.

Ce phare, le plus haut de l’est du Canada, s’élève à 33 mètres. Sa construction remonte aux années 1850, époque à laquelle sa lumière guidait les navires arrivant de l’autre côté de l’Atlantique. Ses gardiens furent témoins de nombreux naufrages, notamment ceux du HMS Lily en 1889 et du HMS Raleigh en 1922, dont on peut apercevoir l’épave à marée basse. Belles randonnées pédestres à faire dans les environs.

Informations : www.pointamourlighthouse.ca

Extraits tirés du guide Ulysse Explorez Terre-Neuve et Saint-Pierre-et-Miquelon, disponible en version papier ou numérique au guidesulysse.com.

Par le collectif d’auteurs Ulysse

*Cet article a été publié dans le Vol. 45 No. 4 de Québec Yachting. Abonnez-vous, c’est GRATUIT!