Du Témiscamingue à la Côte-Nord et au Nord-du-Québec – Explorer le Québec autrement par les eaux
Extraits du guide Ulysse Fabuleux Canada
L’Abitibi-Témiscamingue
Territoire ancestral de la nation Anichinabé (Algonquin), dont sept communautés vivent dans la région, l’Abitibi-Témiscamingue recense quelque 148 000 habitants et 22 000 lacs. Quoique des colons occupèrent les riches terres bordant le lac Témiscamingue et la rivière des Outaouais dès le XIXe siècle, la colonisation de sa majeure partie ne commença qu’au début du siècle dernier. Si l’on exclut le Grand Nord québécois et la Baie-James, on peut sans doute qualifier cette contrée de dernière frontière du Québec.

Réserve faunique La Vérendrye. Crédit photo : Claude Héon, Tourisme Abitibi-Témiscamingue.
La réserve faunique La Vérendrye
Couvrant 12 589 km2 troués de plus de 4 000 lacs, cette réserve, qui représente le deuxième territoire naturel en importance au Québec, offre un paradis aux amateurs de plein air de toute allégeance.
Le parc national d’Aiguebelle

Parc national d’Aiguebelle. Crédit photo : Christian Leduc, Tourisme Abitibi-Témiscamingue.
Réparti sur 268 km², le parc national d’Aiguebelle recèle de multiples lacs et rivières ainsi que les plus hautes collines de la région. On peut y pratiquer plusieurs activités extérieures tout au long de l’année.
Le lieu historique national d’Obadjiwan – Fort-Témiscamingue
Ce site rappelle l’importance de la traite des fourrures dans l’économie québécoise. De la Compagnie du Nord-Ouest au temps du Régime français en passant par la Compagnie de la Baie d’Hudson, le fort Témiscamingue, habité de 1720 à 1902, fut un lieu de rencontre entre Occidentaux et Autochtones, notamment les Algonquins.
Le parc national d’Opémican
Avec ses 252 km2 de lacs et forêts, le parc national d’Opémican (de l’algonquin opemikon, « le long du chemin suivi par les Autochtones ») fut en partie aménagé sur le site d’un ancien poste de relais de flottage du bois, à titre de site historique et de plein air.
La Côte-Nord
À l’embouchure de la rivière Saguenay, l’immense territoire de la Côte-Nord épouse le fleuve jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador, puis s’enfonce dans le plateau laurentien jusqu’au nord des monts Groulx et du réservoir Manicouagan. Près du littoral de 1 300 km de long, des baleines de différentes espèces viennent se nourrir tout au long de l’été, offrant un spectacle saisissant. Taillée sur mesure pour les amateurs de grands espaces, d’archéologie et de rudes paysages émouvants, la Côte-Nord couvre le territoire ancestral des Innus.

Tadoussac. Crédit photo : Mathieu Dupuis, Tourisme Côte-Nord.
Tadoussac
L’emplacement stratégique de Tadoussac, à l’embouchure du Saguenay, lui vaudra d’être choisi pour créer le premier poste français de traite des fourrures en Amérique dès 1600, soit huit ans avant la fondation de la ville de Québec.

Tadoussac. Crédit photo : Sébastien St-Jean, Tourisme Côte-Nord.
Aujourd’hui, le village de Tadoussac attire comme lieu privilégié pour l’observation des baleines.

Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Crédit photo : Mathieu Dupuis, Tourisme Côte-Nord.
Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
Le territoire du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent englobe une grande section du fleuve Saint-Laurent et la rivière Saguenay, depuis l’estuaire jusqu’à Sainte-Rose-du-Nord. Sa mission consiste à protéger les écosystèmes et la vie marine de cette région, notamment certaines espèces en péril, comme le béluga et le rorqual bleu.

Vue aérienne du barrage Daniel-Johnson et du réservoir sur la rivière Manicouagan. Crédit photo : Sébastien St-Jean, Tourisme Côte-Nord.
Manic-5 et le barrage Daniel-Johnson
Érigé en 1968, cet ouvrage hydraulique doté d’une arche centrale de 214 m, s’étendant sur 1 314 m de long, constitue le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts du monde. La visite mène les curieux à ses pieds et sur les collines environnantes, qui déploient une vue panoramique sur la vallée de la Manicouagan et sur le réservoir éponyme de 2 000 km2.
La réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan
Composée de plus de 1 000 îles et îlots s’étendant sur 90 km2 entre Longue-Pointe-de-Mingan et Aguanish, la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan est accessible en bateau depuis Longue-Pointe-de-Mingan et Havre-Saint-Pierre. Sa particularité vient des falaises, des arches et des monolithes d’érosion que les éléments ont façonnés au fil du temps.

Île d’Anticosti. Crédit photo : Sébastien St-Jean, Tourisme Côte-Nord.
L’île d’Anticosti
L’île d’Anticosti, ou Notiskuan en innu, émerge à 35 km au large de Longue-Pointe-de-Mingan. La présence autochtone, innue et micmaque, y remonte à 3 500 ans.
D’une superficie de quelque 570 km2, le parc national d’Anticosti fut créé pour protéger les plus beaux sites de l’île, entre autres le canyon et la chute Vauréal, la grotte à la Patate, la baie de la Tour et le canyon de l’Observation.

Les Galets, Natashquan. Crédit photo : Sébastien St-Jean, Tourisme Côte-Nord.
Natashquan
Un paysage nordique hallucinant et une hospitalité exemplaire assurent un dépaysement hors de l’ordinaire dans le charmant et très vivant petit village de Natashquan. Pailleté de maisons de pêcheurs au bois usé par le vent salé, il vit naître en 1928 le renommé poète et chansonnier Gilles Vigneault, dont les œuvres célèbrent les gens et les paysages de la Côte-Nord.
Le Nord-du‑Québec
Radisson

Aménagement Robert-Bourassa.
On se rend surtout à Radisson pour visiter une partie de l’impressionnant aménagement Robert-Bourassa, un complexe hydroélectrique autrefois connu sous le nom de La Grande-2. Plus puissante centrale souterraine au monde, elle produit près de 1/5 de l’électricité du Québec, soit 7722 MW (Centrale La Grande-2 et La Grande-2-A). Son barrage du même nom, long de 2,8 km, atteint une hauteur de 162 m. Un réservoir d’une superficie de 2 835 km² l’alimente.

Cratère des Pingualuit. Crédit photo : Heiko Wittenborn.
Le parc national des Pingualuit
L’attrait naturel, culturel et touristique par excellence du Nunavik est sans contredit le cratère des Pingualuit, que protège le parc national des Pingualuit.

Crédit photo : Annie-Claude Roberge.
Cette cavité d’un diamètre de 3,4 km et d’une profondeur de 267 m, jadis appelée « cratère du Nouveau-Québec » et surnommée « l’oeil de cristal », résulte de l’impact d’une météorite tombée il y a environ 1,4 million d’années. Des guides locaux accompagnent les visiteurs lors d’excursions de plusieurs jours, hiver comme été, alliant activités extérieures et culturelles.
Par le collectif d’auteurs Ulysse
*Cet article a été publié dans le magazine numérique Automne 2026 de Québec Yachting. Abonnez-vous, c’est GRATUIT!
